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	<item>
		<title>La photographie est un art par Jesse Alexander</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2025/02/27/la-photographie-est-un-art-par-jesse-alexander/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 17:14:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a foule lors du Grand Prix de Belgique 1962 au circuit de Spa-Francorchamps et qui voit s’imposer pour la première fois, le jeune pilote écossais, Jim Clark au volant de sa Lotus T25. Handicapé par un moteur récalcitrant durant les essais, Clark se rabat sur la Lotus T24 qu’utilise son coéquipier Trevor Taylor. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a foule lors du Grand Prix de Belgique 1962 au circuit de Spa-Francorchamps et qui voit s’imposer pour la première fois, le jeune pilote écossais, Jim Clark au volant de sa Lotus T25. Handicapé par un moteur récalcitrant durant les essais, Clark se rabat sur la Lotus T24 qu’utilise son coéquipier Trevor Taylor. L’écossais ne prend aucun risque et se hisse en milieu de grille.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lendemain, Clark reprend sa voiture munie d’un moteur opérationnel. Prudent au départ, il attend que la course se décante, puis il accélère, dépasse ses adversaires et prend la tête de la course. La Lotus T25 fait merveille. Dotée d’un châssis monocoque, elle démontre tout son potentiel lors de cette deuxième sortie officielle en Grand Prix. Clark s’échappe peu à peu et l’emporte sans trop de soucis.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir partagé sa joie avec son équipe, le jeune écossais file vers le podium. Alors qu’il attend les deux autres pilotes qui ont fini derrière lui, le photographe Jesse Alexander se glisse sur les lieux. Il interpelle Clark qui est surpris et le prend en photo. Les deux hommes se connaissent bien et Clark qui a vu plusieurs clichés réalisés par Alexander sur sa personne apprécie le travail de ce dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">La photo apparaît dans une revue consacrée au sport automobile. Elle ne met pas longtemps à faire le tour du monde. Clark qui n’est pas encore débarbouillé et songeur semble dans un autre monde. En un seul clic, Alexander a donné au public une tout autre dimension du pilote automobile, jusqu’alors ignorée par ses contemporains. Impressionné, Clark félicite Alexander et les deux hommes décident de renforcer leur collaboration.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone wp-image-1966 lws-optimize-lazyload"  sizes="(max-width: 431px) 100vw, 431px" srcset="https://solavanco.net/wp-content/uploads/2025/02/clark-alexander-202x300.jpeg 202w, https://solavanco.net/wp-content/uploads/2025/02/clark-alexander-689x1024.jpeg 689w, https://solavanco.net/wp-content/uploads/2025/02/clark-alexander-768x1141.jpeg 768w, https://solavanco.net/wp-content/uploads/2025/02/clark-alexander.jpeg 1010w" alt="" width="366" height="544" / data-src="https://solavanco.net/wp-content/uploads/2025/02/clark-alexander-202x300.jpeg"></p>
<p style="text-align: justify;">Natif de Santa Barbara en Californie, Jesse Alexander s’initie très tôt à la photographie au point que cela devient une obsession. C’est sur les courses disputées sur les routes de Californie, qu’Alexander débute dans le monde de la photographie professionnelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Au tout début des années cinquante, il est envoyé par la revue qui l’emploie au Mexique pour couvrir la Carrera Panamericana, une des plus grosses épreuves de route au monde. Muni de son appareil Rolleiflex, il suit les différentes étapes de la course avec foi. La PanAm est un formidable laboratoire en matière d’enseignement pour Alexander. Les paysages de la course mexicaine offrent au jeune photographe un cadre de réflexions unique.</p>
<p style="text-align: justify;">Galvanisé par cette expérience, il gagne l’Europe et couvre pour Car &amp; Driver les épreuves des 24 heures du Mans, les Mille Miglia et la Targa Florio. Alexander en profite aussi pour photographier les vedettes nord-américaines qui séjournent sur la Riviera pour le compte du New York Times avec lequel il a trouvé un accord pour relayer son travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Alexander couvre pratiquement toutes les manifestations ayant pour cadre le sport automobile. La Nascar, l’Indy, les records de vitesse à côté de Salt Lake City, les épreuves de routes et de montagne, l’endurance, mais c’est en Formule 1 qu’il produit le meilleur de son travail. Son oeuvre étant le plus souvent associé à Jim Clark.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré sa collaboration étroite avec le crack écossais, Alexander ne s’est jamais fermé au reste du monde de la course automobile. Avenant, décontracté, jamais avare en matière de conseil aux débutants, Alexander fut grandement apprécié par les gens de sa profession et du paddock tout entier. Être photographié de la plus belle des façons par Jesse Alexander était vécut comme une sorte de privilège, le fait d’être reconnu pour n’importe quel coureur.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de ses séjours aux États-Unis, il regagnait sa chère petite ville de Santa Barbara. Dans une pièce de sa maison qu’il avait transformée en studio, il développait ses pellicules et notait son travail. Méticuleux, soucieux de la qualité de ses réalisations, il sélectionnait avec soin ses fameux instants clés, en attente d’être publiés.</p>
<p style="text-align: justify;">Infatigable et passionné, il tire sa révérence en 2021 à l’âge de quatre-vingt-douze ans, tout en ayant conservé, jusqu’au bout, l’œil d’un esthète en toute circonstance.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>La photographie est un art par Joana Biarnés</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2023/08/11/la-photographie-est-un-art-par-joana-biarnes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Aug 2023 16:11:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Joana Biarnés a été la première femme espagnole à s’orienter vers une carrière professionnelle de photojournaliste. C’est en observant son père, photographe professionnel, qu’elle s’intéresse dès son plus jeune âge au monde de la photographie. Adolescente, elle s’initie à toutes les techniques dont celles pratiquées en laboratoire. Elle réalise ses premières photos sous les conseils [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="post-thumbnail"></div>
<div class="category-list" style="text-align: justify;">Joana Biarnés a été la première femme espagnole à s’orienter vers une carrière professionnelle de photojournaliste. C’est en observant son père, photographe professionnel, qu’elle s’intéresse dès son plus jeune âge au monde de la photographie. Adolescente, elle s’initie à toutes les techniques dont celles pratiquées en laboratoire. Elle réalise ses premières photos sous les conseils de son père.</div>
<div class="entry-content">
<p style="text-align: justify;"><em>Premiers pas</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après des études de journalisme à Barcelone, la jeune photoreporter se voit fermer les portes des rédactions de presse. Aucunement découragée, elle décide de faire tandem avec son père et lors d’une rencontre de football de deuxième division, Joana rentre sur le terrain et se positionne derrière la ligne de touche. Le public masculin ne reste pas insensible, à la scène, et Joana Biarnés essuie une série de quolibets. L’arbitre, interloqué par la scène, s’approche de la jeune femme et l’invite a quitté la pelouse. Biarnes riposte et brandit son accréditation. S’ensuivent quelques palabres, finalement, Biarnes obtient gain de cause.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Machisme à terre</em></p>
<p style="text-align: justify;">Le machisme est une vue d’esprit imposé par le regard des anglo-saxons sur le monde latin. Ces derniers, jamais avare en matière d’hypocrisie, ont brillamment remplacé le terme de machisme par celui de conservatisme dans leur pays quand il s’agit d’aborder le rôle mineure de la femme dans les sociétés du XX siècle. Il en est de même pour le reste. Cette litanie, relayée par la voix du gauchisme institutionnel qui prévaut en Europe est rentrée dans toutes les têtes et tient lieu de référence dans l’ensemble des sociétés du monde occidental.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Journal</em></p>
<p style="text-align: justify;">C’est durant cette période que la jeune photographe intègre un journal, la  Tarrasa Información  une publication éditée en Catalogne par des membres de la Phalange  animé par une direction  “non opposée” au pouvoir franquiste.</p>
<p style="text-align: justify;">Le parti de la phalange, mouvement polymorphe nationaliste de troisième voie  a toujours été une problématique sans fin pour le régime franquiste. Créée en 1933, piégé par l’enchainement des évènements de 1936, et bien qu’antifranquiste, la phalange se retrouve aux côtés des forces nationalistes du fait de son anticommunisme affirmé. Ses leaders morts, elle n’est plus qu’une organisation politique infiltrée et minée de l’intérieur par l’appareil franquiste. Sa désintégration acté, Franco est tenté de dissoudre le parti, puis, il se ravise.</p>
<p style="text-align: justify;">Le caudillo récupère le nom, l’hymne, les couleurs,  le martyr José Antonio Primo de Rivera et malgré des idées reçues, rejette en grande partie le programme du parti et incorpore la nouvelle phalange dans le Movimento. Ce qui reste des phalangistes vivants fidèles à leurs idéaux sont fusillés ou menacés de mort. Quelques-uns préfèrent adopter une position ambivalente, d’autres fuient à l’étranger, enfin, certains préfèrent servir le régime. Un nombre conséquent de phalangistes présents à l’origine dans le domaine de l’imprimerie et du journalisme se coule dans une forme de clandestinité.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Changement</em></p>
<p style="text-align: justify;">La Tarrasa Información voit le jour en 1939. Après maintes fermetures et reprise sous d’autres patronymes, la publication prend son envol au tout début des années cinquante. Le renseignement n’est pas dupe. Pourtant, une forme de laisser faire venant de Madrid s’installe. C’était pour le régime un moyen efficace de contrôler les oppositions clandestines dans la presse. La publication fait preuve de polymorphie et ouvre ses pages à un tas de critiques, et d’écrivains qui ne sont pas en phase avec le régime.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est dans cette atmosphère que Biarnés débarque au sein de la Tarrasa. Elle fait ses gammes au sein du journal et couvre un tas d’évènements public en Catalogne et dans le pays.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Emancipation</em></p>
<p style="text-align: justify;">Peu après, Biarnés se lance dans une série d’études portant sur la société espagnole et la condition de la femme. Muni de ses modèles favoris dont des appareils Kodak, Rolleiflex et Leica. Biarnes travaille pour plusieurs revues. Cependant, elle n’oublie pas le sport, et couvre un tas de manifestation et continue à suivre le football.</p>
<p style="text-align: justify;">Marié au journaliste français Jean-Michel Bamberger, la vedette du monde de la photographie est fascinée par l’expression du guardameta, le gardien de but. Elle scrute sans cesse la bonne expression au point de réaliser des clichés uniques en leur genre.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> Les quatre de Liverpool</em></p>
<p style="text-align: justify;">En 1965, elle se rend au concert des Beatles à Madrid, puis, elle contacte un ami chez la compagnie aérienne Iberia. Elle obtient un billet et accompagne les quatre de Liverpool pour la représentation qu’ils doivent donner à Barcelone. Durant le voyage, Biarnes sympathise avec le groupe. Elle réalise quelques photos puis rejoint McCartney et ses amis à l’hôtel. Là, elle réalise quelques clichés qui sont depuis rentrés dans l’histoire du groupe de Liverpool.</p>
<p style="text-align: justify;">Biarnés acquiert un tel prestige que les plus grandes vedettes du show-business qui déboule à Madrid et Barcelone passent par elle pour des reportages photos accompagnés d’interviews. Entre-temps, Joana fonde l’agence photo Sincropress avec d’autres professionnels.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le monde du football professionnel, elle participe à la dernière interview qu’accorde Santiago Bernabéu à la presse. Alors qu’elle arrive au domicile du patriarche du Madrid, ce dernier la reçoit avec son ami en pyjama. Le temps pour Bernabéu de faire une remarque a son confrère, le besoin de se vêtir plus convenablement par respect pour la dame qu’il connait depuis fort longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">Paradoxalement, une telle émancipation et indépendance dans une Espagne conservatrice n’ont jamais secoué les hautes sphères de la société espagnole. Biarnés ne correspondait pas à la femme espagnole de son temps. Ignoré la chose était plus évidente que de la combattre. Le régime ne pouvait pas faire face à ses propres contradictions.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, on note que Joana Biarnés fut une sorte de précurseuse dans son métier. Elle était par son travail en tant que femme sans équivalence dans le domaine du sport et du football en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Joana Biarnés quitte la presse en 1985, lassé par l’approche de ses semblables dans le monde de l’information. Elle ouvre un restaurant à Ibiza, considéré comme l’un des meilleurs des Baléares. Deux ans avant sa disparition qui intervient en 2019, elle se retire définitivement de toute activité, non sans avoir fait quelques expositions, mettant en valeur tout son travail…</p>
</div>
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		<item>
		<title>La photographie est un art par Alfredo Testoni</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2023/03/09/la-photographie-est-un-art-par-alfredo-testoni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 17:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Stade de Maracaña, Brésil, 1950.  Alfredo Testoni, photographe de nationalité uruguayenne, s’installe au bord de la ligne de touche. Puis au fur et à mesure, il se déplace. Il prend toutes sortes de clichés. À l’entame de la deuxième mi-temps, il prend position derrière les cages brésiliennes, défendue par le gardien de la Seleção, Moacir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Stade de Maracaña, Brésil, 1950.  Alfredo Testoni, photographe de nationalité uruguayenne, s’installe au bord de la ligne de touche. Puis au fur et à mesure, il se déplace. Il prend toutes sortes de clichés. À l’entame de la deuxième mi-temps, il prend position derrière les cages brésiliennes, défendue par le gardien de la Seleção, Moacir Barbosa. Il reste assis et ne bouge plus, pressentant quelque chose, alors que le Brésil mène à la marque. Sa longue expérience, acquise à couvrir les rencontres des clubs de Montevideo et de la céleste, joue en sa faveur.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’entame de la deuxième période, l’Uruguay attaque, Testoni saisi l’instant où Juan Alberto Schiaffino, ramène son équipe à égalité. En fin de rencontre, il ne rate pas le débordement d’Alcidés Gigghia qui crucifie le Brésil. Malgré ce qu’il ressent, Testoni garde son sang-froid, il se déplace et campe derrière les cages défendues par Roqué Maspoli.</p>
<p style="text-align: justify;">La fin du coup de sifflet retentit et Testoni gagne le centre du terrain. Il mitraille la joie de ses compatriotes et la détresse des Brésiliens. Rentré à Montevideo, il se met au travail et développe l’ensemble de sa production. Peu après, les clichés paraissent dans la presse uruguayenne, puis à l’étranger. Depuis, ses instantanés ont fait leurs chemins, ils font partie intégrante de l’histoire du football…</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment de Maracaña, Alfredo Testoni, est loin d’être un débutant. Photographe professionnel, il est à son compte et travaille en parallèle pour certains journaux. Testoni, issu d’une famille de basse classe, découvre la photographie, alors qu’il est adolescent. Après bien des emplois, il fait de la photographie, sa passion et son métier. Bien avant Maracaña, il réalise son premier grand coup, une dizaine d’années auparavant…</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Témoin de guerre</em></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que le cuirassé de poche Graf Spee se trouve dans l’Atlantique Sud, l’Angleterre et la France déclare conjointement la guerre à l’Allemagne, suite à la violation des accords de Munich. Entre ordre et contre-ordre, le Graf Spee patrouille dans cette zone du sud de l’Atlantique. Après avoir coulé une dizaine de cargos et fait prisonnier l’ensemble des équipages. Le commandant du navire, Hans Langsdorff, transfère l’ensemble des matelots et des officiers sur le navire ravitailleur Altmark.</p>
<p style="text-align: justify;">Après plus d’un mois à labourer l’Atlantique Sud, le cuirassé Admiral Graf Spee est intercepté par les navires de la Royal Navy qui le traque depuis plusieurs semaines. Le matin du 13 décembre, les croiseurs Ajax, Exeter et Achilles, se trouvent nez à nez avec le Graf Spee, et ouvrent le feu.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une bataille d’une heure, les navires britanniques s’esquivent, l’Exeter  est endommagée. Le vaisseau allemand a subi lui aussi des dommages. Le commandant Langsdorff, décide de rejoindre Montevideo pour réaliser quelques réparations tout en attendent du renfort.</p>
<p style="text-align: justify;">Testoni suit l’affaire, ainsi que l’ensemble de la presse locale et les habitants de Montevideo. Après bien des conciliabules, les autorités uruguayennes donnent, 48 heures, comme le stipulent les conventions internationales, au commandant Langsdorff pour reprendre la mer. Chose impossible, en fonction de l’étendue des dégâts à bord du navire. Langsdorff reçoit un câble du grand amiral Raider qui lui conseille, en cas d’impossibilité de forcer le blocus britannique, de saborder le navire.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 17 décembre 1939, à 18 h 15, le Graf Spee quitte les docks du port de Montevideo, accompagné par un cargo allemand et deux remorqueurs argentins. L’équipage est transbordé et acheminé à Buenos aires. À 20 heures, le Graf Spee explose. Une vaste colonne de fumée s’élance vers le ciel, laissant le vaisseau de guerre s’enfoncer tous doucement au large de Montevideo dans des eaux peu profondes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 17 décembre 1939, à 18 h 15, le Graf Spee quitte les docks du port de Montevideo, accompagné par un cargo allemand et deux remorqueurs argentins. L’équipage est transbordé et acheminé à Buenos aires. À 20 heures, le Graf Spee explose. Une vaste colonne de fumée s’élance vers le ciel, laissant le vaisseau de guerre s’enfoncer tous doucement au large de Montevideo dans des eaux peu profondes.</p>
<p style="text-align: justify;">Alfredo Testoni qui n’a rien raté de la séquence diplomatique depuis que le Graf Spee est à quai, s’embarque sur un petit canot motorisé qui appartient à un ami, membre d’un club nautique. Les deux hommes s’approchent du cuirassé allemand, Testoni prend une série de clichés au milieu des explosions et des projections multiples que provoque le sabordement du navire. Rentré, Testoni analyse son travail. Il est stupéfait par la qualité des photos. Les journaux locaux publient ses clichés, puis la presse internationale relais son travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 17 décembre 1939, à 18 h 15, le Graf Spee quitte les docks du port de Montevideo, accompagné par un cargo allemand et deux remorqueurs argentins. L’équipage est transbordé et acheminé à Buenos aires. À 20 heures, le Graf Spee explose. Une vaste colonne de fumée s’élance vers le ciel, laissant le vaisseau de guerre s’enfoncer tous doucement au large de Montevideo dans des eaux peu profondes.</p>
<p style="text-align: justify;">Alfredo Testoni qui n’a rien raté de la séquence diplomatique depuis que le Graf Spee est à quai, s’embarque sur un petit canot motorisé qui appartient à un ami, membre d’un club nautique. Les deux hommes s’approchent du cuirassé allemand, Testoni prend une série de clichés au milieu des explosions et des projections multiples que provoque le sabordement du navire. Rentré, Testoni analyse son travail. Il est stupéfait par la qualité des photos. Les journaux locaux publient ses clichés, puis la presse internationale relais son travail.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Sur les traces d’un géant</em></p>
<p style="text-align: justify;">Après l’épisode de Maracaña, Testoni est au sommet de sa profession. Bien qu’il ne soit un chasseur de scoop, il flaire les évènements de grande importance comme personne. Il réalise son troisième grand coup en 1955, lors du renversement du gouvernement argentin par l’armée. Destitué, le président Juan Perón, se réfugie au Paraguay. Alerté par un contact, et ce, au prix de risques énormes, Testoni affrète un petit monomoteur et se rend à Asunción, alors que la capitale du pays est frappée par le mauvais temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien informé, il tombe sur Juan Perón et quelques collaborateurs réfugiés dans un hôtel. L’ex-président argentin a annulé une conférence de presse et monte l’escalier pour rejoindre sa suite. Testoni en embuscade le prend en photo. Le lendemain, le cliché parait à la une d’El Diaro, En quelque jour, l’instantané de Testoni, fait le tour du monde.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em>Une œuvre</em></p>
<p style="text-align: justify;">Alfredo Testoni a acquis une certaine notoriété du fait de ses scoops, son travail portait tout autant sur les scènes de la vie quotidienne que sur un fait précis, voire d’une grande importance. Il avait recours le plus souvent à des appareils de type Fex ou Rolley. Il a cédé aussi au Graflex, muni d’un téléobjectif. Il les utilisait en fonction de la pièce et de leur emplacement.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour avoir miré son travail, il en ressort une production bicéphale. Alfredo Testoni pouvait aller très loin dans la réflexion, cherchant sans cesse, l’autre côté du miroir de la nature humaine, et en parallèle se contenter des plus simples éléments à disposition.</p>
<p style="text-align: justify;">Résumé son œuvre à ses exploits est une erreur et une forme de défiance envers l’ensemble de son immense travail de photographe.</p>
<p><img class="alignnone wp-image-44 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="384" height="551" / data-src="https://sportetphotographie.solavanco.net/wp-content/uploads/2025/03/alfredo-testoni-2354-209x300.jpg" srcset="https://sportetphotographie.solavanco.net/wp-content/uploads/2025/03/alfredo-testoni-2354-209x300.jpg 209w, https://sportetphotographie.solavanco.net/wp-content/uploads/2025/03/alfredo-testoni-2354.jpg 559w" sizes="(max-width: 384px) 100vw, 384px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La photographie est un art par Murray Becker</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2022/04/28/la-photographie-est-un-art-par-murray-becker/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Apr 2022 16:07:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le matin du 6 mai 1937, Murray Becker photographe pour Associated Press  prend tout son matériel photo et file dans sa voiture vers Lakehurst, une localité située dans l’état du New Jersey pour photographié l’arrivée du Zeppelin Hindenburg. Becker couvre les manifestations sportives, le baseball particulièrement. Becker professionnel multicarte suit aussi certaines manifestations publiques. Le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le matin du 6 mai 1937, Murray Becker photographe pour Associated Press  prend tout son matériel photo et file dans sa voiture vers Lakehurst, une localité située dans l’état du New Jersey pour photographié l’arrivée du Zeppelin Hindenburg. Becker couvre les manifestations sportives, le baseball particulièrement. Becker professionnel multicarte suit aussi certaines manifestations publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 6 mai 1937, le dirigeable allemand après avoir réalisé sa première traversée de l’Atlantique de la saison, commence son approche en vue de la base aéronautique navale de Lakehurst. Aucun incident n’a été signalé durant le voyage. Alors qu’il se trouve non loin de sa destination finale, le Zeppelin est contraint de faire demi-tour et d’opérer une grande boucle en attendant qu’un orage qui s’abat sur la localité de Lakehurst cesse. Pendant ce temps, Murray Becker inspecte son appareil avant l’arrivée du Zeppelin. À ses cotées ont pris place d’autres reporters et  des caméramans de la Fox, d’Universal et Pathé.</p>
<p style="text-align: justify;">Après la fin de l’orage, le Hindenburg amorce sa descente finale et au moment de tenter de s’arrimer au derrick,  un incendie éclate et se répand à la poupe du dirigeable. En trente secondes, le dirigeable chute et s’écrase dans un vacarme indescriptible. Des gens se sauvent, sautent des coursives alors que le Zeppelin gît au sol et se consume entièrement.</p>
<p style="text-align: justify;">Murray Becker ne perd pas son sang-froid, il réalise une série de photos d’une grande précision, alors qu’un de ses confrères Herbert Morrison commente l’embrasement de l’Hindenburg et fond en larme. Après avoir pris une quinzaine de clichés, Becker met son matériel en lieu sûr et se joint aux nombreux secours. Peu après, il téléphone a son bureau et confie le fruit de son travail à un confrère qui dépose le tout chez Associated Press. Becker reste un très long moment sur la base de Lakehurst, prostré assis sur un muret.</p>
<p style="text-align: justify;">Les photos prises par Becker font rapidement la une de tous les journaux du pays. La tragédie qui a été filmée est diffusée bien plus tard dans les salles de cinéma…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Photographe</em></p>
<p style="text-align: justify;">Murray Becker né en 1909 à Brooklyn, dans l’État de New York. Adolescent, il s’intéresse à la photographie. Becker est initié  à la photographie par ses parents dont un est professionnel. Adulte, il se perfectionne et fait acte de candidature auprès de certains journaux. Il intègre le New York American, puis passe à l’Albany Time Union et revient à New York en 1929. Il s’installe dans les bureaux d’Associated Press. Son travail porte essentiellement sur les manifestations sportives. En fonction du talent de Becker, ce dernier devient le photographe le plus réputé de AP.</p>
<p style="text-align: justify;">Becker est un habitué des stades Polo Grounds, Ebbets Field et Yankee Stadium. Il couvre régulièrement les rencontres des trois franchises new-yorkaises. En 1937, il est récompensé pour son travail portant sur ses réalisations sur le baseball et reçoit le World Press Photo Award for Sports. Paradoxalement, il est snobé par la presse nationale pour son reportage historique sur la catastrophe de l’Hindenburg.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien plus tard, lors des adieux de Lou Gehrig, la grande vedette des New York Yankees contraint de renoncer au Baseball en raison d’une maladie incurable, Becker réalise un portrait du joueur en pleur rentré depuis dans la légende du sport.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant les années d’après-guerre, Becker reste fidèle à AP, il couvre l’actualité new-yorkaise sous toutes ses formes. Lors des années soixante, Becker délaisse son travail de base pour se consacrer aux travaux de la NASA et couvre toutes les missions Gemini et Apollo. Becker se retire de la profession en 1972, il se retire en Floride et disparaît en 1986.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Hommage à Murray Becker </em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://express.adobe.com/page/EctFefdW71MES/">https://express.adobe.com/page/EctFefdW71MES/</a></p>
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		<title>La photographie est un art par Louis Van Oeyen</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2022/01/14/la-photographie-est-un-art-par-louis-van-oeyen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 17:05:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cleveland, État de l’Ohio, 1930… Tel un exercice bien rodé, Louis Van Oeyen photographe au Cleveland Press s’installe aux abords de la pelouse du League Park, l’arène qui accueille les rencontres de la franchise des Cleveland Indians en Major League. Chaque saison, Louis Van Oeyen se rend au League Park à plusieurs reprises pour couvrir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Cleveland, État de l’Ohio, 1930…</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tel un exercice bien rodé, Louis Van Oeyen photographe au Cleveland Press s’installe aux abords de la pelouse du League Park, l’arène qui accueille les rencontres de la franchise des Cleveland Indians en Major League.</p>
<p style="text-align: justify;">Chaque saison, Louis Van Oeyen se rend au League Park à plusieurs reprises pour couvrir les prestations des Indians pour son journal. Van Oeyen ne rate jamais la venue des New York Yankees et leur constellation de vedettes dans sa ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme à son habitude, Van Oeyen est attentif aux évolutions de Lou Gerigh un des batteurs vedette des Yankees. Van Oeyen apprécie le joueur et une fois de plus, il le photographie avec minutie. Depuis le temps à passer et l’ensemble des clichés, réaliser par Van Oeyen au sujet de Gerigh est passé à la postérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, c’est avec Nap Lajoie que Van Oeyen entame sa collaboration la plus fructueuse. Vingt ans auparavant Van Oeyen outre de nombreuses photographies concernant des rencontres de Major League produit  une série de clichés plus personnels avec quelque joueur. Lajoie immense vedette du baseball devient son modèle favori.</p>
<p style="text-align: justify;">Louis Van Oeyen est né en 1865 à Dayton dans l’État de l’Ohio. Âgé d’une vingtaine d’années, il découvre la photographie alors qu’il travaille à Detroit. Van Oeyen spécialisé dans la production d’enseigne, découvre la photographie auprès d’un de ses clients. Quelque années plus tard-il dans son Ohio natal avec sa femme et ses enfants. Van Oeben ouvre son studio de photographie. Outre ses journées à faire des portraits, il intègre le Cleveland Press, un quotidien populaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Peu à peu,  Van Oeyen se lance de multiples défis et photographie Cleveland dans ses moindres détails. Il couvre toutes sortes de manifestations publiques et plus particulièrement celle concernant le sport. Van Oeyen est un féru de course automobile et de baseball.</p>
<p style="text-align: justify;">Van Oeyen couvre certaines courses de board track qui se dispute sur des circuits ovales dont le revêtement est en bois. Chaque année il se rend à Sharonville, une bourgade proche de Cincinnati où se déroule un week-end complet de course en tout genre, il devient un familier parmi bon nombre de coureurs au milieu de cette ambiance aux accents de grande kermesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant les années vingt et trente, Van Oeyen continue son travail pour au sein du Cleveland Press. Il se retire de sa profession après avoir couvert le couronnement du Roi George VI de Grande-Bretagne en 1937 pour le compte de la Western Reserve Historical Society, un organisme à vocation historique qui englobe aussi le centre d’histoire de la ville de Cleveland avec laquelle collaborait Van Oeyen.</p>
<p style="text-align: justify;">Dix ans plus tard, Louis Van Oeyen témoin de son époque disparaît à l’âge de 81 ans, laissant derrière lui un travail de grande qualité.</p>
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		<title>La photographie est un art par Ernie Sisto</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2021/10/17/la-photographie-est-un-art-par-ernie-sisto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Oct 2021 16:04:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>28 juillet 1945, un bombardier B-25 Mitchell s’écrase sur l’Empire State Building, le plus haut édifice de la ville de New York. La catastrophe est  due à un épais brouillard. Une dizaine de personnes sont décédées lors de l’impact de l’appareil contre le building, ainsi que les trois membres d’équipage du bimoteur. Les dommages sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">28 juillet 1945, un bombardier B-25 Mitchell s’écrase sur l’Empire State Building, le plus haut édifice de la ville de New York. La catastrophe est  due à un épais brouillard. Une dizaine de personnes sont décédées lors de l’impact de l’appareil contre le building, ainsi que les trois membres d’équipage du bimoteur. Les dommages sur trois étages sont importants, mais la structure faite d’acier et de béton a bien résisté. Une fois les lieux de l’accident sécurisé, Ernie Sisto photographe au New York  Times accède à la zone sinistrée pour prendre la mesure des dégâts.</p>
<p style="text-align: justify;">Après une reconnaissance des lieux et de quelques photos prise au milieu d’enchevêtrement de poutres calcinés et de gravats, Sisto grimpe plusieurs étages. Poussé par son professionnalisme il se positionne sur une corniche. Encordé et tenu par deux employés du bâtiment, il prend une série de clichés. Peu après, il se met au travail et sélectionne la meilleure photo pour faire la une du New York Times. Sisto vient de rentrer dans la légende de sa profession…</p>
<p style="text-align: justify;">Profession de foi</p>
<p style="text-align: justify;">Ernest Ludwig Sisto, 1904–1989, né à Princeton, dans le New Jersey s’initie à la photographie, alors qu’il est adolescent. À dix-sept ans, il intègre la revue internationale News Photos  et couvre un tas de manifestations publiques. Vers 1920, il rejoint le NY Times et se fixe définitivement dans ce quotidien.</p>
<p style="text-align: justify;">Sisto est apprécié par ses employeurs par sa connaissance du matériel photographique mise à sa disposition. Il possède une science aiguë des appareils de la firme Graflex et ne cesse d’y apporter des modifications. Sisto est aussi un utilisateur aguerri de la “Grosse Bertha”, un téléobjectif de grande envergure. Adepte le plus souvent du 35 millimètres, il a parfois recourt à la Grosse Bertha lors de certain évènements, ce qu’il oblige a porté son matériel qui dépasse les 40kg.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant une bonne trentaine d’années, Ernie Sisto photographie New York sous tous ses angles, ce qui l’oblige à prendre des risques. Infatigable, il couvre aussi toutes les conventions des partis démocrate et républicain lors des présidentielles.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Sports</em></p>
<p style="text-align: justify;">Durant toutes ses années au NY Times, Ernie Sisto couvre aussi l’actualité sportive. Il partage le travail avec ses confrères, dont Neal Boenzi abordé dans un autre sujet. Si Ernie Sisto privilégie le baseball, il ne délaisse pas les autres disciplines sportives. Lors d’une rencontre de hockey sur glace des NY Rangers disputés au Madison Square Garden, suite à un duel entre deux joueurs, il reçoit le palet en pleine figure. Résultat, quelques points de suture, pour Ernie le téméraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Ernie Sisto suit particulièrement le baseball. Il réalise quantité de clichés dont certain font désormais office de réference. Année après année, il développe des amitiés avec des joueurs des NY Yankees, dont Joe DiMaggio et Mickey Mantle. Il en est de même avec les autres formations. Ernie  Sisto acquiert une telle science du jeu et des joueurs qu’il devine le plus souvent le moment où il doit déclencher son appareil photo.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de certaines rencontres, Sisto n’hésite pas à employer une Grosse Bertha. Juché dans les hauteurs ou la toiture du Yankee Stadium, du Polo Grounds, puis du Shea Stadium, il mitraille à tour de bras les séquences de jeu à forte intensité.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’orée des années soixante, Sisto continue son oeuvre. Bien que vieillissant, il reste en pointe dans tout ce qui touche au domaine technique des appareils utilisés par son journal, recherchant inlassablement à améliorer le résultat de son travail et celui de ses confrères du New York Times.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1972, Ernie Sisto se retire de la profession et part vivre en Californie, laissant derrière lui, un travail inestimable…</p>
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		<title>La photographie est un art par Neal Boenzi</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2021/09/14/la-photographie-est-un-art-par-neal-boenzi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 15:58:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis ma prime adolescence, j’ai toujours éprouvé un intérêt pour les photographes de presse traitant de la vie quotidienne au détour d’évènements de toutes sortes. Les chasseurs d’images nord-américains m’ont toujours étonné par leurs aisances et leurs aptitudes à tirer le meilleur parti de leurs réalisations. Faire de l’art et donner vie à leur production, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Depuis ma prime adolescence, j’ai toujours éprouvé un intérêt pour les photographes de presse traitant de la vie quotidienne au détour d’évènements de toutes sortes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les chasseurs d’images nord-américains m’ont toujours étonné par leurs aisances et leurs aptitudes à tirer le meilleur parti de leurs réalisations. Faire de l’art et donner vie à leur production, notamment dans une cité comme New York, cloaque grisâtre, impose le respect. Neal Boenzi photographe au New York Times durant durant plus de quatre décennies appartient à cette liste de funambules adepte de l’instantané qui devient éternité.</p>
<p style="text-align: justify;">Neal Boenzi né en 1925 South Brooklyn, New York City. Boenzi grandit dans un  milieu populaire. L’âge adulte, il s’engage dans les Marines lors du deuxième conflit armé. C’est durant cette séquence de sa vie qu’il commence à s’initier à la photographie. Libéré de ses obligations militaires une année après la fin des hostilités, il rentre dans sa ville d’origine et intègre le New York Times comme garçon à tout faire.</p>
<p style="text-align: justify;">Outre son activité, il continue à se perfectionner dans le domaine de la photographie. Le journal lui offre tout ce qui est possible en matière d’enseignement. Douze mois plus tard, il obtient la permission de son directeur de partir sur le terrain. New York est une ville propice en matière de fait divers allant du plus sordide ou plus amusant. Boenzi possède une bonne connaissance des lieux. En une décennie, il devient une valeur forte du journal. Suite à son travail, il est promu photographe attitré du Times.</p>
<p style="text-align: justify;">En 1966, il prend une série de clichés qui le fait rentrer dans l’élite des photographes les plus réputer de New York. Sa photographie du brouillard new-yorkais réaliser depuis l’Empire State Building est passée à la postérité.</p>
<p style="text-align: justify;">Boenzi est de toutes les manifestations politiques et culturelles qui se déroulent à New York. L’actualité sportive fait aussi parti de son pain quotidien. Le Polo Grounds, le Yankee Stadium, aucune arène sportive de la grande cité a de secret pour lui. Il mitraille à de nombreuses reprises la construction du  Madison Square Garden IV. Boenzi couvre toutes les disciplines sportives. Football US, basket, baseball, boxe, tennis…</p>
<p style="text-align: justify;">Neal Boenzi tire sa révérence en 1991. Depuis, il s’est évertué à classifier tout son travail. L’ancien maire de New York, Edward Koch, un de ses modèles favoris s’est montré dithyrambique à son sujet, le meilleur ! Son œuvre a depuis été célébrée par tous les courants artistiques et par les autorités de la ville de New York à travers de multiples expositions…</p>
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		<title>La photographie est un art par Carlos Moskovics</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2020/05/16/la-photographie-est-un-art-par-carlos-moskovics/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2020 15:45:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1940, Rio de Janeiro. Carlos Moskovics photographe âgé de vingt-quatre ans se rend avenue du General seavariano ou se trouve le complexe sportif et le stade de football du club de Botafogo. Moskovics connaît déjà les lieux, néanmoins il vient en sa qualité de professionnel de la photographie. Moskovics est envoyé par le studio Rembrandt [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">1940, Rio de Janeiro. Carlos Moskovics photographe âgé de vingt-quatre ans se rend avenue du General seavariano ou se trouve le complexe sportif et le stade de football du club de Botafogo.</p>
<p style="text-align: justify;">Moskovics connaît déjà les lieux, néanmoins il vient en sa qualité de professionnel de la photographie. Moskovics est envoyé par le studio Rembrandt pour réaliser quelques photos pour le compte d’un magazine. Le jeune photographe tire le portrait d’un tas d’athlètes qui fréquente le club du Botafogo. Nageuses, barreur, volleyeuses, footballeurs….</p>
<p style="text-align: justify;">Moskovics est né en Hongrie, cependant ses parents immigrent au Brésil alors qu’il est enfant. Le jeune Carl qui devient Carlos ne tarde pas à s’adapter à la vie locale. Carlos Moskovics se familiarise avec la langue portugaise et devient un Carioca jusqu’au bout des ongles. Adolescent, il découvre la photographie qui devient sa passion puis son métier. En quelques années, il se taille une réputation dans tout Rio. Moskovics aborde tous les domaines, paysages, théâtres, buildings, scène de la vie quotidienne…</p>
<p style="text-align: justify;">En 1946, il fonde son propre studio. Durant des années il photographie la société brésilienne dans son ensemble. Artistes de music-hall, acteurs et actrices, journalistes, peintres, écrivains, architectes… Son travail en fait un photographe de réputation nationale et internationale.</p>
<p style="text-align: justify;">En fonction de l’importance que revêt le football dans la société brésilienne Moskovics se penche sur la question. Il fait la connaissance de Nelson Rodrigues, la plus grande plume du pays qui l’initie aux coutumes du football local. Nelson et Carlos resteront amis pour la vie.</p>
<p style="text-align: justify;">Passionné de football, il suit le club de Botafogo, principalement. Sur place, il découvre celui qui va devenir son modèle. Un jeune joueur âgé de vingt ans. D’emblée Moskovics est fascinée par la grâce, la technique et la dégaine du jeune homme. Il tient sa star…</p>
<p style="text-align: justify;">À cette époque, Heleno de Freitas n’est pas encore un joueur de grande renommée. C’est une promesse. Trois années plus tard, il est le symbole du football carioca et le joueur le plus adulé du pays. Moskovics et de Freitas se lie d’amitié. Ainsi commence une collaboration fructueuse entre le jeune photographe qui monte et le phénomène du football brésilien. Un jour de 1942, Heleno qui a pour habitude de s’entraîner tout seul certain après-midi au stade Severiano invite Moskovics pour faire une série de photos.</p>
<p style="text-align: justify;">Moskovics l’observe. Heleno évolue sur le terrain balle au pied à la recherche de nouveaux gestes. Moskovics intervient mitraille la jeune vedette…</p>
<p style="text-align: justify;">Les clichés publiés dans la presse locale font sensation. Aucun footballeur n’avait été photographié de cette manière, encore moins en Europe.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec les années cinquante, Moskovics est au fait de sa gloire. Il continue inlassablement de mettre sous pellicule sa ville d’adoption. Il est sollicité en permanence pour mettre Rio en valeur lors de manifestations de grandes importances.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir passé cinquante années à capturer Rio sous toutes ses formes, Carlos Moskovics s’éteint en 1988, laissant un travail considérable. La collection Moskovics comprend plus de 150 000 clichés…</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone wp-image-27 lws-optimize-lazyload"  alt="" width="501" height="522" / data-src="https://sportetphotographie.solavanco.net/wp-content/uploads/2025/03/10_portfolio4-768x801-1-288x300.jpg" srcset="https://sportetphotographie.solavanco.net/wp-content/uploads/2025/03/10_portfolio4-768x801-1-288x300.jpg 288w, https://sportetphotographie.solavanco.net/wp-content/uploads/2025/03/10_portfolio4-768x801-1.jpg 768w" sizes="(max-width: 501px) 100vw, 501px" /></p>
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		<title>La photographie est un art par Masahide Tomikoshi</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2020/03/16/la-photographie-est-un-art-par-masahide-tomikoshi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 16:45:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a une quinzaine de mois, le photographe japonais Masahide Tomikoshi a pris l‘initiative de publier sur son compte twitter des centaines et des milliers de photos, fruit de sa production personnelle. Ses photos illustre le monde du football des années 70’s à nos jours. Masahide Tomikoshi demeure le photographe le plus connu dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Il y a une quinzaine de mois, le photographe japonais Masahide Tomikoshi a pris l‘initiative de publier sur son compte twitter des centaines et des milliers de photos, fruit de sa production personnelle. Ses photos illustre le monde du football des années 70’s à nos jours.</p>
<p style="text-align: justify;">Masahide Tomikoshi demeure le photographe le plus connu dans le monde du football. Certains de ses clichés sont passés à la postérité. Âgé de soixante-douze ans, Tomikoshi  a décidé qu’il était temps de partager son travail avec la communauté.</p>
<p style="text-align: justify;">Tomikoshi a attrapé le virus de l’image dès l’enfance. Fils d’un pilote de zéro Mitsubishi qui filmait pour les besoins de l’armée japonaise les combats et les actes de kamikaze, il est initié dès son plus jeune âge à la photographie et à la camera. Masahide préfère la photo.</p>
<p style="text-align: justify;">Il commence pigiste pour quelques journaux basés à Tokyo, puis il s’envole pour l’Europe et l’Amérique du Sud. Passionné de football, il commence par graver sur pellicule tout ce qu’il découvre….</p>
<p style="text-align: justify;">Son travail est unique. Un véritable trésor. De nos jours, Masahide couvre essentiellement la Japan League. Son compte Twitter affiche 4400 clichés. Un début. Chacun trouvera ce qu’il cherche….</p>
<p style="text-align: justify;">Son compte Twitter –  <a href="https://twitter.com/tphoto2005">https://twitter.com/tphoto2005</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La photographie est un art par Charles Conlon</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2018/07/22/la-photographie-est-un-art-par-charles-conlon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jul 2018 15:37:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>New York, Hilltop Park 1910. Les New York Highlanders qui ne sont pas encore les Yankees reçoivent les Detroit Tigers. Les gradins sont remplis, les New-Yorkais amateurs de Baseball sont excités à l’idée de voir leurs favoris en découdre face à la formation de Detroit et ses joueurs vedettes dont l’incontournable Ty Cobb. Charles Conlon, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="entry-content">
<p style="text-align: justify;">New York, Hilltop Park 1910. Les New York Highlanders qui ne sont pas encore les Yankees reçoivent les Detroit Tigers. Les gradins sont remplis, les New-Yorkais amateurs de Baseball sont excités à l’idée de voir leurs favoris en découdre face à la formation de Detroit et ses joueurs vedettes dont l’incontournable Ty Cobb.</p>
<p style="text-align: justify;">Charles Conlon, photographe pour le journal The Sporting News, s’installe avec son matériel en retrait de la position des batteurs. Charles Conlon est un professionnel réputé qui réalise des centaines de clichés depuis quelques années pour le compte de son employeur. Alors que la rencontre se déroule, Conlon prend quelques clichés, puis il se glisse à proximité de la troisième base. Alors qu’il règle son appareil, Ty Cobb s’arrache de sa deuxième base et file vers la troisième base, il plonge avec rage et devance le troisième base des Highlanders, Jimmy Austin. Conlon saisit l’instant, le cliché devient avec le temps, un des plus importants jamais réalisés dans l’histoire du sport.</p>
<p style="text-align: justify;">Charles Martin Conlon vient au monde à Albany dans l’État de New York en 1868, il passe toute son enfance et adolescence à Troy, une localité voisine d’Albany. Adulte, Conlon travaille pour un journal, il s’occupe du courrier des lecteurs, puis bifurque vers la photographie. John Forster qui a fondé le Spalding Base Ball Guide annuel, remarque les clichés de Conlon, il le contacte et l’invite à prendre des photos des joueurs de la Major League pour les besoins de sa publication. En fonction de la qualité de ses photos, Conlon intègre The Sporting News. Charles Conlon travaille avec tous les joueurs, c’est avec Christy Mathewson, lanceur vedette des New York Giants, qu’il acquiert une certaine renommée.</p>
<p style="text-align: justify;">Les clichés de Conlon sont reconnaissables, aucun autre photographe n’est capable de saisir la nature profonde des joueurs, il en ressort un style inimitable. La série de portraits consacrée aux joueurs des Philadelphia Athletics  des années 1910 et aux New York Yankees de 1927, vainqueurs des World Series font partie de la mythologie du sport américain.</p>
<p style="text-align: justify;">Charles Conlon cesse son activité durant les années trente, il est confronté à un problème d’envergure, il ne peut garder l’ensemble des plaquettes dans sa maison de Troy. Ne trouvant aucune aide, Université et bibliothèque, il détruit d’après les recherches faites par des spécialistes de la question, entre 20 et 22 000 négatifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Charles Conlon meurt en 1945 après sa femme. Charles Conlon n’avait pas d’enfant et aucune famille proche, ce qui reste de son travail est réuni par les gens du Sporting News. En 2010, John Rogers, un homme d’affaires rachète l’ensemble des 7 462 négatifs. Quelque temps plus tard, Rogers est arrêté pour fraude. En 2015, un juge de l’Arkansas ordonne la vente de la collection Conlon. Les 7 462 négatifs sont acquis pour la somme de 1 792 500 de dollars par Héritage Auctions.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il s’agit du premier texte rédigé en français consacré à Charles Conlon, publié sur le NET</em></p>
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		<title>La photographie est un art par Martin Munkácsi</title>
		<link>https://sportetphotographie.solavanco.net/2018/07/21/la-photographie-est-un-art-par-martin-munkacsi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Alvarez]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jul 2018 15:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le football est un art pour beaucoup, un jeu de décérébré pour d’autres, laissons de côté ses septiques marqué sans doute par une enfance un peu trop cloisonnée et bourgeoise. Le football compte parmi ses aficionados de multiples penseurs et écrivains, d’autres artistes se sont consacrés aussi au football dont certains photographes. Martin Munkácsi, un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le football est un art pour beaucoup, un jeu de décérébré pour d’autres, laissons de côté ses septiques marqué sans doute par une enfance un peu trop cloisonnée et bourgeoise. Le football compte parmi ses aficionados de multiples penseurs et écrivains, d’autres artistes se sont consacrés aussi au football dont certains photographes. Martin Munkácsi, un des plus grands capteurs d’image du XX siècle.</p>
<p style="text-align: justify;">Martin Munkácsi est originaire de Budapest, issu d’une famille juive et d’un milieu populaire, il se passionne très tôt pour la photographie. Munkácsi débute comme journaliste. Alors qu’il se trouve sur le terrain, il est témoin d’une rixe, appareil en main, il permet d’innocenter la personne accusée. Munkácsi ne se spécialise pas dans un domaine précis, ses reportages sont variés. Vers la fin des années vingt, il se rend dans les stades de football. Il s’installe à proximité des buts et exécute une série de clichés. Munkácsi aime le football, ses photographies sur les goalkeeper sont exceptionnelles, elle fixe le temps à jamais et nous donne un témoignage unique de cette époque.</p>
<p style="text-align: justify;">Munkácsi travaille à Berlin, il réalise des séries de clichés impressionnantes. Il imprègne sur pellicule toute sorte de situations n’hésitant pas à prendre des risques pour obtenir ce qu’il désire. Un peu plus tard, il s’embarque pour l’Afrique, puis vers les États-Unis. Il se fond dans le quotidien des New-Yorkais, puis il rejoint la Californie. Sur place, il devient un des photographes les plus cotés de sa profession. Il travaille avec la totalité des plus grandes stars hollywoodienne, Munkácsi se met en quatre pour faire ressortir le meilleur des vedettes du grand écran, le travail de Munkácsi est exemplaire, mais seul  Fred Astaire le fascine. Il entame avec le roi de la comédie musicale une étroite collaboration. Malgré le climat ambiant, Munkácsi reste fidèle à ses origines, il continue à photographier les scènes les plus insolites de la vie quotidienne.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant les années trente, il débarque en Argentine, et profite de son passage dans la capitale argentine pour aller voir certains matches de football, ce dont il a été sevré pendant ses années aux États-Unis. De retour à New York, il poursuit son travail pour les studios et magazines, Harper’s Bazar et Life. Durant les années cinquante, il prend de la distance peu à peu. Son style et son esthétisme ne sont  plus d’actualité, il n’abandonne pas le sport, le football US l’inspire autant que le soccer, mais ce dernier reste sa passion. Retiré à New York, Martin Munkácsi vit loin des strass et paillette d’Hollywood, et ce, dans l’anonymat. En 1963, il succombe à un infarctus, alors qu’il assiste à un match de football.</p>
<p style="text-align: justify;">La succession de Martin Munkácsi s’avère être problématique. Le photographe n’avait aucune descendance et vivait dans la solitude. Il n’avait pas réussi à faire don de tout son travail à des musées et des Universités, son œuvre, ce qui n’avait pas été détruit, s’est retrouvée éparpillée aux quatre coins du monde.</p>
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